Interview Aquero sur le Top Chrétien

Le Rock chrétien raconté par deux musiciens, la musique chrétienne est un art !


Interview Aquero : Jean-Paul Prat & Augustin Guefif : ’Le Rock n’a pas une origine satanique, la musique est un art !’

Jean-Paul Prat

Paul Ohlott : "Bonjour Jean Paul, tu es l’un des membres du groupe Aquero, et tu as la fonction de directeur artistique. Peux-tu nous dire en quoi consiste exactement ton travail ?"

Jean-Paul Prat : "L’expression de directeur artistique est un peu pompeuse. Pour le moment, je compose la plupart des chansons, j’écris les paroles. Il y a également Alain qui compose et je pense qu’il va le faire de plus en plus. Je fais aussi des arrangements musicaux et je coordonne les répétitions, voici ce qu’est le travail de directeur artistique pour Aquero."

Paul Ohlott : "Est-ce toi qui as défini le style de musique ? Qui fait évoluer la vision du groupe ?"

Jean-Paul Prat : "Au départ, c’était moi. Au sujet de la vision nous la partageons tous, et nous voyons de plus en plus ce qui se profile. Musicalement j’ai un rôle clé, notamment en étant un des deux chanteurs du groupe. Normalement je suis batteur mais je suis devenu bassiste, parce que je suis chanteur et que dans l’interaction que l’on veut avec le public, je ne peux pas me permettre d’être derrière une batterie."

Paul Ohlott : "Actuellement le groupe Aquero a réalisé un premier album qui s’intitule ’Avance en eau profonde’. Pourrais-tu nous expliquer comment s’est réalisé ce premier album ? Comment a-t-il été accueilli lors de sa sortie ?"

Jean-Paul Prat : "Au début d’Aquero je n’avais pas forcément envie qu’un groupe se monte. On a travaillé sans but précis et petit à petit quelque chose s’est formé, on nous a demandé une ou deux fois pour une animation de louange.., les choses avançaient, et le personnel du groupe s’est défini. Au bout d’un moment il nous a semblé important de sortir un album, c’était dans la logique des choses. Dans mon idée : « Avance en eau profonde » était plus un « tour de chant-spectacle », j’avais envie qu’il y ait un fil du début à la fin. Ce n’était pas réellement basé sur l’interaction avec le public, c’était plus une envie de donner quelque chose. C’est cela qui a déterminé le choix des chansons du disque. Rapidement on s’est rendu compte en passant sur scène que l’on n’avait pas les moyens matériels nécessaires pour faire vraiment bien ce que l’on voulait. On a cheminé petit à petit sur quelque chose de plus interactif et de plus simple. L’album s’est défini comme cela."

Paul Ohlott : "Comment a-t-il été reçu ?"

Jean-Paul Prat : "En règle générale assez bien ; la plupart des gens apprécient la qualité musicale et le sérieux de la réalisation. Pour les critiques négatives : Certaines personnes sont en perte de repères dans la trop grande diversité des styles musicaux. Pour ma part j’aime beaucoup cette diversité... Objectivement il manque peut être un peu d’homogénéité entre toutes les chansons."

Paul Ohlott : "Ce sont des chansons réellement de styles divers. Pourquoi ce tour d’horizon de styles ?"

Jean-Paul Prat : "J’ai un peu souffert d’entendre beaucoup de disques uniformes. On écoute une chanson que l’on trouve bien, la deuxième aussi et puis au bout de trois on a l’impression d’entendre toujours la même, comme une couleur musicale qui est toujours un peu monotone et un style qui est toujours à peu près le même, comme si finalement la créativité n’était pas infinie. J’aime beaucoup passer d’un truc à l’autre, je n’ai pas forcément envie de faire du rock ou du blues. Des choses viennent et je les laisse venir."

Paul Ohlott : "C’est plus la peur d’une monotonie plutôt que le souhait de toucher divers goûts musicaux ?"


Jean-Paul Prat : "Non, en formulant comme cela, ce serait négatif, ce n’est pas une peur de monotonie. J’aime la variété et il me semble que Dieu aussi. Quand on voit tout ce qu’il a créé, il n’a pas tout fait sur le même modèle. J’aime beaucoup cette fantaisie de choses qui peuvent être très denses, d’autres beaucoup plus légères ou festives, en utilisant tous les timbres que nous avons à notre disposition pour que ce soit une fête."

Paul Ohlott : "Des couleurs différentes pour chaque chanson. En ce moment, vous êtes en préparation d’un second album..."

Jean-Paul Prat : "Nous y pensons sérieusement. Nous parlions tout à l’heure de la vision qui est en train d’évoluer ; en ce sens nous avons pas mal réfléchi par rapport aux réactions sur le premier album pour aller vers quelque chose de toujours varié, mais peut-être plus compact et plus axé encore sur la louange."

Paul Ohlott : "Tu disais aussi que la vision avait évolué..."

Jean-Paul Prat : "On se demandait à une époque si le Seigneur nous poussait à quelque chose de moins explicite pour aller partout, pour jouer même dans des endroits où dès que l’on prononce le nom de Jésus, les gens ferment la porte. Donc d’arriver avec un message plus implicite en comptant sur un rayonnement de présence, sur la chaleur qu’il peut y avoir entre les musiciens ainsi que sur la beauté de la musique. On s’est demandé si on allait vers cela. Aujourd’hui nous sommes persuadés au contraire que le Seigneur demande d’y aller carrément. Ce que nous avons dans le cœur, c’est de venir sur scène pour faire descendre le royaume."

Paul Ohlott : "Vous avez réalisé aussi pas mal de concerts avec ce premier album. Voudrais-tu nous en parler ? Y a-t-il eu un moment particulier que tu voudrais nous partager ?"

Jean-Paul Prat : "C’était assez éprouvant, nous n’avons pas toujours eu des salles pleines... Nous avons fait un peu tout par nous-même jusqu’à maintenant, la communication, etc... Il faut apprendre sur le tas mais c’est super. Tout n’a pas toujours marché comme sur des roulettes, mais nous avons eu des moments intenses de joie et de communion avec le public." Paul Ohlott : "Vous êtes passés de huit musiciens à six dont la venue d’un musicien protestant. Est-ce aussi une évolution de la vision du groupe ?"

Jean-Paul Prat : "La nouvelle formule est plus maniable à tous points de vue : répétitions, accessibilité au niveau pécuniaire et, sur scène, on se sent bien tous les six. Les cinq restant de la première formule sont tous membres de la même communauté catholique. On a passé une annonce parce que mon fils Jean (batteur) qui a 18 ans a eu besoin de voler de ses propres ailes. En rédigeant cette annonce j’avais mis « cherche batteur, de préférence catholique » parce qu’il me semblait que ce serait plus facile pour un batteur qui jouerait avec nous d’être catholique, mais ce sont les voies du Seigneur. On a rencontré David par l’intermédiaire de l’école de musique Psalmodia et il est motivé pour continuer avec nous."

Paul Ohlott : "En tant que responsable artistique chrétien, penses-tu que l’art, et en particulier la musique, est un outil important pour annoncer l’évangile, notamment aux jeunes ?"

Jean-Paul Prat : "C’est capital aujourd’hui ! L’intelligence des gens a été saturée de messages en tout genre. De tous temps, mais a fortiori aujourd’hui, l’art a été un outil de choix pour servir le Seigneur : quand quelqu’un est touché dans sa sensibilité, quand il est touché au cœur, les barrières tombent et l’Esprit peut entrer. La musique par elle-même fait cela ; la Parole mise en musique pénètre profondément"

Paul Ohlott : "Il existe un ’débat’ dans le milieu chrétien entre ceux qui sont complètement fermés aux musiques modernes telles que le rock, le rap...et ceux qui sont convaincus que c’est un outil puissant pour l’évangile. Pourquoi cette ambiguïté ?"

Jean-Paul Prat : "En tant que chrétiens, connaissant la source de toute créativité, nous devrions sans cesse innover, être précurseurs plutôt qu’à la remorque de ce que fait le monde. C’est une première chose. Mais il est naturel que des personnes nées dans une culture, qu’elle soit ’rap’ ou ’hard’ continuent à être elles-mêmes après leur conversion. Ce serait bizarre que tous les rockers convertis se mettent subitement à jouer du Bach ! De plus cela permet d’annoncer Jésus Sauveur à toutes les cultures."

Paul Ohlott : "Quel est ton point de vue par rapport à ceux qui pensent que, par exemple, si le rock a une origine satanique, tout rock est forcément satanique même si les paroles sont pour Dieu ?"

Jean-Paul Prat : "Ce point de vue part d’une erreur. Le rock n’a pas une origine satanique, la musique est un art. La créativité vient d’en haut... Satan ne crée rien, il ne sait que singer et tordre ; c’est un « décréateur » ! Ce n’est pas un esprit de crainte que nous avons reçu. Peu importe le style, ce qui compte c’est que des chrétiens fervents, adorateurs en esprit et en vérité, mettent leur cœur et leur force dans la musique qu’ils aiment. Le Seigneur se chargera de purifier ce qui ne vient pas de lui." Paul Ohlott : "Merci beaucoup Jean-Paul pour cette interview. Souhaites-tu dire un mot aux lecteurs et internautes du TopChrétien Francophone ?"

top chrétien et musique chrétienne

Jean-Paul Prat : "Toutes ces initiatives artistiques naissantes et particulièrement musicales doivent être soutenues dans la prière. Nous sommes en train de vivre un moment très grand et très fort. Il est dit que ’beaucoup de prophètes et de rois auraient voulu voir ce que nous voyons et ne l’on pas vu, entendre ce que nous entendons et ne l’ont pas entendu ’. Les artistes chrétiens demandent des intercesseurs. Que ceux qui ont des oreilles entendent..."


Augustin Guefif

Paul Ohlott : "Bonjour Augustin, tu es l’un des leaders du groupe Aquero, tu es musicien mais aussi manager. Est-ce que tu peux tout d’abord te présenter aux lecteurs du TopInfo ?"



Augustin Guefif : "Je m’appelle Augustin Guefif, je suis manager et trompettiste. Je suis à cette place parce que j’ai quelques dons en relationnel (j’ai été commercial). Ma fonction est de présenter le groupe aux organisateurs, et en même temps d’expliquer notre démarche en tant que groupe de musique chrétien francophone."

Paul Ohlott : "Aquero, c’est un nom que l’on a découvert il y a quelques mois. Peux tu nous expliquer en détail le groupe, le style, et les débuts ?"

Augustin Guefif : "Le groupe a débuté en mars/avril 2000 à l’initiative de Jean-Paul Prat, notre leader. On se connaissait déjà depuis quelques années, car nous sommes membres d’une même communauté catholique du renouveau charismatique. Jean-Paul nous a simplement téléphoné pour nous dire ’écoutez, ça serait bien les gars de se réunir et d’essayer de travailler ensemble.’ C’est souvent comme ça que les groupes naissent ! Il y avait des petits problèmes géographiques, donc on s’est rapproché avec nos familles dans le département du Rhône pour commencer un travail de fond avec lui. Il nous a formés à la pulsation, à la rythmique pendant environ un an ou deux.
 

Augustin Guefif raconte son expérience au top chrétien


C’est un groupe qui a différents styles de musique en raison de l’arrangeur et compositeur du groupe qui est Jean-Paul. Le style est donc très difficile à définir parce que l’on fait aussi bien du rock, de la musique des îles, des chants d’adoration... et pour nous c’est très exigeant et difficile parce que ça nous demande d’être à chaque fois dans un style et un rythme différent. On a également une vocation œcuménique, c’est-à-dire qu’on est catholique mais souvent sollicité pour des rassemblements où l’on prône l’unité des chrétiens. A chaque fois nous sommes obligés de faire des efforts, de laisser tomber nos habitudes, nos a priori, pour justement aller vers les autres."

Paul Ohlott : "Vous êtes attachés à la question de l’unité de tous les chrétiens, peut-on dire que votre album est neutre ? Avez vous réussi à le rendre accessible à tout le monde ou est-ce qu’il y a néanmoins un fond catholique ?"

Augustin Guefif : "On peut dire plusieurs choses. La première, et je vais être direct, on n’a pas composé de chants sur Marie pour ne pas choquer nos frères protestants. Deuxièmement, l’album n’est pas complètement neutre dans la mesure où l’on a des chants explicites et implicites, c’est-à-dire qu’il y a des chants sur la parole de Dieu, la Bible, et des chants qui ont été composés sur des textes " normaux ", des textes qui parlent de la fraternité et de la charité. Donc il y a quelques chansons sur l’album qui peuvent s’adresser à des non chrétiens."

Paul Ohlott : "Et est-ce ce public là qui est ciblé ?"

Augustin Guefif : "Disons que notre vocation est d’annoncer haut et fort la parole de Dieu. Justement on s’est cherché pour savoir si on allait plus vers l’explicite ou l’implicite. Finalement on s’est rendu compte qu’à travers la prière et les prospections, ainsi que les questions que l’on a pu se poser, il était grand temps aujourd’hui d’annoncer la parole de Dieu avec un zèle infatigable et intelligent si je puis le dire ainsi ! Pas d’une manière bête ou avec des ’gros pieds’..."

Paul Ohlott : "A travers les membres du groupe cherchez vous à vous ouvrir ?"

Augustin Guefif : "Une chose importante c’est que dans le groupe aujourd’hui on a un frère protestant. Jusqu’à maintenant, le groupe n’était formé que de catholiques. Le batteur s’appelle David Allevard, il est de l’église protestante réformée. Les voies du Seigneur ne sont pas les nôtres. On a parfois des a priori, des préjugés et le Seigneur nous arrête. Et puis il y a ce frère qui arrive ! Je crois que le Seigneur me l’avait fait pressentir d’une manière très forte, peut-être pas très précise, mais je savais qu’un frère protestant allait rejoindre les rangs. Je ne savais pas de quel côté, ni comment, si c’était un chanteur ou un instrumentiste, et il s’est trouvé que c’était David. Je l’avais déjà rencontré, on avait joué quelques fois ensemble. Il se trouve qu’on a fait une petite tournée de quelques concerts avec lui qui se sont vraiment très bien passés."

Paul Ohlott : "Vous vous faîtes appeler les ’Blues Brothers de Dieu’..."

Augustin Guefif : "C’est une grande nouveauté d’Aquero ! C’est un producteur avec qui on travaille qui a eu cette idée. Tout le monde connaît les 2 films, surtout le premier, mythique, qui raconte l’histoire de ces musiciens américains travaillant pour une œuvre caritative dans le but de ramener de l’argent à l’orphelinat. Il y a aussi une phrase légendaire dans le film qui dit : " nous sommes en mission pour le Seigneur ". Il y a pas mal de points positifs qui nous rapprochaient notamment par rapport au style de musique parce que certains de nos morceaux groovent , genre Blues Brothers. On ne s’est pas approprié ce nom parce qu’il est protégé ! On a pris ce surnom pour redéfinir notre style de musique et on a rajouté Dieu à la fin puisque les Blues Brothers ne sont pas forcément croyants, même si dans le film ils travaillent pour une œuvre caritative."

Paul Ohlott : "Quelle est ta conception en ce qui concerne la musique ? Est-ce un outil important qui est mis à la disposition des chrétiens ?"

Augustin Guefif : "J’ai commencé la musique au conservatoire puis, pendant des années, j’ai joué dans différents groupes : musique classique, contemporaine, jazz... Il y a eu ensuite ma conversion, ma rencontre avec Jésus, et pendant 4 ou 5 ans j’ai laissé ma trompette ; je ne voulais plus faire de musique pour la musique. En rencontrant la communauté des Apôtres de la paix, et notamment Jean-Paul, j’ai retrouvé le désir de faire de la musique dans un but d’évangélisation, de la musique pour Dieu. La musique ne me suffisait plus, ne me comblait plus et ce Dieu que j’ai découvert a vraiment mis le point sur ma vocation propre : me mettre à son service à travers le talent musical qu’il m’a donné."

Paul Ohlott : "Tu ne fais pas de la musique juste pour le plaisir mais tu recherches le plus important : le faire pour Dieu. Tu recherches aussi quelque chose d’autre, la qualité et le professionnalisme. Voudrais-tu aborder ce sujet concernant les groupes chrétiens en France et en Europe ?"

Augustin Guefif : "C’est effectivement un sujet très important. Il ne faut pas tout mélanger et faire des amalgames. Pour notre église nous pouvons travailler gratuitement puisque c’est un service que l’on rend. Après, il y a la scène, les concerts... où nous devons être professionnels, à la hauteur, parce que les gens payent pour venir nous voir, et on estime normal de présenter une certaine qualité professionnelle à notre public ainsi qu’aux organisateurs. Aujourd’hui, il y a beaucoup de gens qui n’ont pas très bien compris cette distinction. Ce sont des chrétiens qui estiment que l’on doit tout faire gratuit, et qu’en plus ce soit très bien. Il faut faire la différence entre un service et un travail. On peut être serviteur de Dieu et le faire gratuitement mais lorsqu’il s’agit de travailler et de faire bouillir la marmite...

Quand je travaille ma musique, ce n’est pas uniquement pour le plaisir, c’est aussi pour nourrir ma famille. C’est un appel que je lance aussi bien aux pasteurs qu’aux prêtres : prenez conscience qu’aujourd’hui il y a des artistes chrétiens professionnels qui essaient de donner de la qualité à leur travail. Il ne faut pas oublier qu’actuellement on vit à l’heure du numérique, on ne peut plus se permettre de présenter n’importe quoi au public, et la beauté de l’art, telle que Dieu peut l’enseigner dans les cœurs, demande une exigence et un travail certains."

Paul Ohlott : "Donc je pourrais te poser la question : où en est-on actuellement au niveau de ce professionnalisme ? On a un peu l’impression que ça a du mal à se développer en France et en Europe en général..."

Augustin Guefif : "En France, ça commence à bien se développer. Il y a des groupes qui présentent une certaine qualité : Exo, Manguz...pour les protestants...Excusez moi, j’en oublie certainement d’autres. Du côté catholique, il y a Totus, Père Elie et d’autres encore. Je crois qu’il y a moins de groupes professionnels catholiques parce que les musiciens n’ont été ni encouragés ni aidés."
 

Le gospel revu et corrigé par le groupe aquero


Paul Ohlott : "Du côté du site internet, puisque l’on y vient aussi : Aquero vient de connaître un grand changement avec la sortie de la version 3. Pourrais-tu nous dire un mot à ce sujet ?"

Augustin Guefif : "On vient de mettre en ligne depuis peu la version 3 avec Jacques Pyrat, un ami ingénieur chrétien, qui nous a beaucoup aidés. Le site est également un outil mis entre nos mains, pour communiquer, donner et proclamer cette parole de Dieu. Il faut donc un certain professionnalisme. On a essayé de faire un bon site qui est encore loin d’être au top, mais il y a des choses intéressantes. Le site se veut être un outil d’évangélisation, il est au service des internautes et de tous ceux qui veulent en savoir plus sur : On propose des extraits musicaux, on présente le dossier de presse, des photos... Il y aura également des extraits vidéo qui vont être mis en ligne."



Paul Ohlott : "Tu as dit que certaines choses ont choqué dans le premier album et ce serait à quel niveau ?"


Augustin Guefif : "Choqué... le mot est un peu fort, mais c’est vrai qu’on a eu par exemple l’avis de certaines personnes qui ont eu du mal à comprendre certains styles, mais je dirais plus que c’était un problème de culture. Dans la culture chrétienne, les choses passent parfois plus difficilement. On a tendance parfois à être un peu " nian-nian " ; le Seigneur ne nous demande pas cela ! Je crois qu’il nous demande de rechercher la vérité, de donner ce que nous avons au fond de nous, de nos entrailles.. et donc si ça a choqué, tant mieux ! De toute façon, c’est ce qu’on voulait aussi : donner une autre image de la musique chrétienne à travers cet album."

Paul Ohlott : "Donc ce sont les chrétiens qui ont été choqués... ?"

Augustin Guefif : "Oui, il y a des rythmes qui effraient un peu et qui ont une connotation un peu bizarre dans la tête des gens. Tout est une question d’interprétation."

Paul Ohlott : "C’est intéressant que tu parles de certains rythmes, de certaines musiques qui effraient certaines personnes. C’est vrai que de nos jours, les chrétiens sont très prudents dans ce qu’ils écoutent et vont même jusqu’à s’intéresser aux rythmes... Est-ce que de votre côté vous faîtes attention au rythme ou est-ce que selon vous n’importe quel rythme peut servir pour louer Dieu ?"

Augustin Guefif : "Quand on est compositeur, arrangeur, on essaie d’être inspiré le plus possible. Il faut bien faire attention aujourd’hui entre le fond et la forme. Il y a des gens qui écrivent des choses dans le but de provoquer et pour dire n’importe quoi. Ce n’est pas la vision d’Aquero. De plus en plus le Seigneur nous guide pour des guérisons de cœur, pour amener aussi des âmes à lui. Après pour moi, le reste c’est de la forme ! Ce n’est pas le fond du problème. Pour moi, le rythme ou la mélodie ne sont pas importants dans la mesure où l’on est au service de la parole, dans la mesure où l’interprète a un cœur d’enfant et un cœur qui se donne, il n’y a aucun souci, aucun danger !

Le Seigneur nous demande aussi d’être intelligent et de vérifier ce que l’on fait. Si vous sentez qu’il y a un malaise, qu’il y a un rythme qui ne vous plaît pas, allez voir les personnes, discutez, posez leur des questions. Bien souvent, il y a des gens qui s’arrêtent sur des rumeurs et ils s’arrêtent à des idéologies qui sont bêtes et absurdes ; il faut rencontrer ces personnes et les sortir de leurs murs. C’est important de communiquer, on est à l’heure de la communication ! Souvent les problèmes viennent soit de trop, soit de trop peu d’information. Il faut trouver un juste milieu."

Paul Ohlott : "Est ce que tu veux dire quelques mots aux internautes du top chrétien pour terminer cette entrevue ?"

Augustin Guefif : "Je tiens à dire qu’il est important aujourd’hui de réaliser la nécessité de prier pour des groupes comme le nôtre et pour l’art chrétien en général, afin que la beauté puisse vraiment resplendir dans le monde d’aujourd’hui et éradiquer la culture de la mort. On en a un peu marre des choses qui ne sont pas belles dans notre monde. Nous invitons tous les internautes à redoubler d’intelligence et de prudence, et à prier pour Aquero et tous les groupes chrétiens pour qu’ils puissent servir de mieux en mieux notre Seigneur Jésus Christ !"

Pour en savoir plus : tel : 06 10 32 29 21 www.aquero.net

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